8ème FESTIVAL CINÉMAS D'AFRIQUE

CINÉMATHÈQUE SUISSE LAUSANNE

22 AU 25 AOÛT 2013

EXPOSITION PHOTOGRAPHIES :
MALICK SIDIBE


DU JEUDI 22 AU DIMANCHE 25 AOÛT
DANS LES LOCAUX DU FESTIVAL


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Mali. Années 60. Perché sur sa bicyclette, un jeune photographe sillonne les bals et surprises-parties de la capitale en s'attachant à immortaliser une jeunesse urbaine portée par l'euphorie des indépendances. Face à l'objectif, défile une foule d'anonymes sapés de leurs plus beaux attributs vestimentaires et posant fièrement pour la prospérité. Ce jeune photographe au talent encore insoupçonné et qui ouvrira la voie à de nombreux artistes africains se nomme Malick Sidibé. Tout en se faisant reporter et portraitiste d'une société en pleine révolution identitaire, il nous livre une Afrique toute en humilité, en créativité et en élégance.

Entrée libre à l'exposition

SAMEDI 24 AOÛT 2013 - 16h Projections
(en présence des réalisateurs)
Studio Malick, un regard sur l'autre Afrique
(Mali, France, 32', 2009), réalisé par Youssouf Cissé
Baudouin Mouanda : Congolese Dreams
(Congo, 26', 2013), réalisé par Philippe Cordey
Studio
(Emirats Arabes Unis / Soudan, 8', 2011),
réalisé par Amjad Abu Al Ala

Suivie par une discussion : LA PHOTOGRAPHIE AFRICAINE CONTEMPORAINE
Avec notamment la participation de Vincent Godeau, docteur en histoire de l'art et auteur d'une thèse sur la photographie africaine contemporaine / Paul Cottin, directeur du Centre d'art et de recherche GwinZegal à Guingamp / Baudouin Mouanda, photographe originaire de Brazzaville (République du Congo).




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©Gwinzegal


Révélé en 1994 lors des Rencontres africaines de la photographie de Bamako, Malick Sidibé
est l'un des principaux ambassadeurs de la photographie africaine contemporaine. Né en 1936 à Soloba (Mali), il suit une formation de bijoutier à l'Ecole des Artisans Soudanais de Bamako pour ensuite se familiariser au monde de la photographie au côté du photographe français Gérard Guillard dont il devient l'assistant en 1955. Perché sur sa bicyclette, il sillonne jusqu'à l'aube les bals, les mariages, les surprisesparties et immortalise une jeunesse urbaine en pleine effervescence. Il ouvre son propre studio en 1962 à Bagadadji, quartier le plus populaire et animé de la capitale. Sous le couvert de son objectif, une foule d'anonymes, sapée de ses plus beaux attributs vestimentaires, défile et s'attèle à poser pour la prospérité. Alors qu'il fait du portrait son apanage, le studio devient sa principale arène. Le rituel de la pause prend tout son sens dans cet univers où chaque séance est orchestrée, où chaque détail est considéré. Malick Sidibé se fait le reporter et portraitiste d'une jeunesse malienne portée par l'euphorie des indépendances. Prise entre 1965 et 1976, la série de portraits en noir et blanc proposée dans le cadre de cette exposition est directement issue de ce travail de chroniqueur photographique où chacun se met en scène, joue du regard et accentue ses mouvements. L'artiste prend ainsi le parti de trancher avec les clichés représentant une Afrique en souffrance et maltraitée pour nous livrer ce qu'elle compte de plus précieux en créativité, en élégance, en humilité et en vitalité. Premier photographe africain à recevoir le prix Hasselblad, Malick Sidibé s'est vu récompensé par le « Lion d'or » lors de la 52e Biennale d'art contemporain de Venise en 2007 pour l'ensemble de son oeuvre.


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À l'échelle de l'immensité de son territoire et de la diversité de ses peuples, l'Afrique entretient une relation aussi intense que tumultueuse avec la photographie. Tiraillée entre le poids de son bagage colonial et une volonté de renouveau identitaire, la photographie africaine contemporaine s'évertue, non sans polémiques et confrontations de points de vue, à se déterminer et trouver sa place dans un marché encore largement dominé par une approche occidentale. Consacré lors de la 1ère Biennale de la Photographie à Bamako en 1994, le patrimoine iconographique de ce continent n'a cessé d'être sondé, bousculé, remanié, sans se laisser encercler pour autant. Pionniers de la photographie africaine, les portraitistes Malick Sidibé et Seydou Keïta ont ouvert la voie à des générations de jeunes photographes talentueux avides de sonder le monde qui les entoure, s'appropriant ainsi un rôle de dépositaires de mémoire...


Cette exposition est proposée par l'Association des Amis du Festival cinémas d'Afrique en partenariat avec le Centre d'Art et de Recherche Gwinzegal (FR).

Nous tenons avant tout à remercier l'artiste hors pair qu'est Malick Sidibé et qui a su donner à l'Afrique le visage qu'elle mérite. Nous adressons également nos chaleureux remerciements à l'ensemble des membres du Comité du Festival cinémas d'Afrique et tout particulièrement Alain Bottarelli et Claude Durussel, Paul Cottin et Jérôme Sother (Gwinzegal), la Cinémathèque, Hervé Beuret et son équipe, Youssouf Cissé, Philippe Cordey, Vincent Godeau, Baudouin Mouanda, Yann Chatelain et André Rouvinez.

Responsable de projet
Marième Touré


l'exposition a pu être réalisée grâce à :

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